Sa Grace l’évêque Ioan Casian : « L’œuvre dans l’Église ne peut être accomplie sans Dieu »
Le jour de la fête de l’Ascension du Seigneur et des Saints Empereurs Constantin et Hélène, à la Cathédrale épiscopale « Saint Grand Martyr Georges et Saints Épictète et Astion » de Saint-Hubert, au Québec, la Sainte et Divine Liturgie a été célébrée par Sa Grace Mgr Ioan Casian, accompagné par père Mircea Panciuk et par diacre Valentin Boțu.
Dans son homélie prononcée à la fin de l’office, l’évêque a parlé du sens profond de l’Ascension du Seigneur, de la réalité de la Résurrection du Christ et de l’œuvre du Saint-Esprit dans la vie de l’Église.
En partant de l’Évangile du jour, l’hiérarque a souligné que les apparitions du Sauveur durant les quarante jours suivant la Résurrection avaient pour but de convaincre les disciples que le Christ était véritablement ressuscité, avec un corps réel et transfiguré : « S’Il est ressuscité, Il n’est ni un esprit quelconque ni une légende (...), mais Il leur montre que le corps avec lequel Il est ressuscité est celui qui porte Son identité éternelle. »
Sa Grace Mgr Ioan Casian a également évoqué la rencontre avec le Saint Apôtre Thomas, montrant que les blessures du Sauveur demeurent les signes de Son amour et de Son sacrifice : « Les marques de Sa souffrance L’accompagnent dans l’éternité. »
En se référant aux paroles du Sauveur adressées aux disciples — « Touchez-Moi et voyez » — l’hiérarque a expliqué que le Christ leur révèle la réalité de Son corps ressuscité : « Mon corps est le corps concret, véritable et transfiguré d’après la Résurrection. »
Par ailleurs, l’évêque a montré que toute l’histoire du salut a été une préparation à la venue du Christ : «Il existe une œuvre préparatoire de Dieu pour la venue du Christ Sauveur et pour préparer l’humanité à Le reconnaître. »
L’hiérarque a ensuite parlé du message du kondakion de la fête de l’Ascension : « Unissant les choses de la terre à celles du ciel. » Dans ce contexte, il a évoqué l’élévation de la nature humaine à la communion avec Dieu : « Le Christ prend notre humanité sur Ses épaules et, au moment de l’Ascension, l’élève dans le sein de Dieu le Père, près du trône de Sa gloire. »
L’hiérarque roumain a également souligné que Dieu ne Se sépare jamais de Sa création : « Dieu ne peut S’éloigner de Sa création, car au moment où Dieu Se retire de Sa création, celle-ci retourne au néant. »
Parlant de la mission des apôtres et de la vie de l’Église, l’évêque a insisté sur le fait que l’œuvre de l’Église ne peut exister sans la grâce du Saint-Esprit : « L’œuvre dans l’Église ne peut être accomplie sans Dieu ou uniquement par notre propre puissance, énergie et créativité humaines. »
De même, l’évêque du Canada a expliqué que la mission apostolique n’est pas seulement une œuvre humaine, mais une mission fondée sur la puissance reçue d’en haut : « Restez dans la ville de Jérusalem jusqu’à ce que vous soyez revêtus de la puissance d’en haut. »
Dans la seconde partie de son homélie, l’hiérarque a évoqué la vie et la contribution des Saints Empereurs Constantin et Hélène à la liberté et à la diffusion du christianisme.
Il a mis en lumière le rôle essentiel de Saint empereur Constantin dans la fin des persécutions contre les chrétiens et dans la reconnaissance de la liberté religieuse : « Pendant 300 ans, les chrétiens ont été persécutés. L’empereur Constantin est celui qui a ouvert la voie à la liberté de la foi chrétienne. Des églises ont pu être construites, les biens confisqués ont été restitués et les chrétiens n’ont plus été persécutés pour leur foi. »
Sa Grace Mgr Ioan Casian a également rappelé que de nombreuses réalités aujourd’hui considérées comme naturelles dans la société trouvent leur origine dans les mesures prises par Saint Constantin le Grand : « Saint Empereur Constantin a soutenu l’Église par de nombreuses mesures : il a favorisé la construction d’églises, accordé aux communautés chrétiennes le droit de recevoir des donations et des héritages, protégé les pauvres, les veuves et les orphelins, et réduit ou supprimé les châtiments cruels de l’époque. En 321, il proclama le dimanche jour de repos, et en 325 il convoqua le Premier Concile œcuménique de Nicée, où fut défendue la foi en la divinité du Christ, où fut établi le mode de calcul de la date de Pâques. Avec son aide fut édifiée la Basilique de la Résurrection à Jérusalem. En 330, il transféra la capitale de l’Empire à Constantinople et, par l’intermédiaire de sa mère, Sainte Hélène, le bois de la Sainte Croix fut découvert à Jérusalem. »
En conclusion, l’hiérarque a montré que tant la fête de l’Ascension du Seigneur que la commémoration des Saints Constantin et Hélène témoignent du même appel de l’homme vers le Royaume de Dieu et vers la communion avec le Christ dans l’Église.
(notes par Moniale Ana Bulgariu)








