Le Christ est ressuscité !
« Voici le jour que fit le Seigneur, qu’il soit pour nous jour de fête et de joie ! » (Psaumes 117, 24), dit l'un des stichères des Matines de Pâques. C'est la nuit sainte et bénie de la résurrection de notre Seigneur Jésus-Christ. […]
Dans la nuit de Pâques, le chrétien comprend d'après le récit évangélique que l'absence du corps du Christ le Sauveur est guérissante, bienfaisante et pleine d'espérance. Il est remplacé par le Christ ressuscité qui abolit les limites de la mort. Le chrétien comprend que sa vie n'est plus prisonnière de la mort, mais qu'elle trouve un nouveau point de départ pour une manière divine d'être. L'absence matérielle du corps de Jésus fait ressentir au chrétien une autre présence supérieure qui le conduira à l'humanité transfigurée du Sauveur Jésus-Christ dont nous parle St. Cyrille d'Alexandrie et qui n'est plus limitée par le monde déchu et passionnelle. Le chrétien comprend que, grâce à l'œuvre du Fils de Dieu, une autre réalité s'ouvre devant lui - celle du Royaume des Cieux. […]
L'Église est constituée dans la Divine Liturgie et ses bras sont les Saints Sacrements. En tant qu'Église, nous vivons dans la Divine Liturgie le chevauchement et l'interférence des deux plans - de la vie éternelle et de la vie terrestre renouvelée. (…) . Dans la Divine Liturgie, l'homme est conduit à autre chose, à la communion infiniment riche et nouvelle par le Christ avec le Père et le Saint-Esprit. La vie de l'homme commence à être façonnée à l’image de Dieu entrant en communion avec la Sainte Trinité et les autres personnes. […]
(extraits de la Lettre Pastorale pour Pâques 2020)
Le modèle de notre mission dans l'Église ressemble à celui du Fils de Dieu. Tout comme le Fils est envoyé par le Père dans le monde pour notre salut, de même nous sommes envoyés par le Fils en mission pour proclamer l'Évangile du salut. Notre mission est la mission que Dieu accomplit. Le travail de l'Église est trinitaire - le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Pour accomplir ce travail de pardon des péchés, l’œuvre du Saint-Esprit est nécessaire. Sans le signe trinitaire de notre mission, elle (la mission) reste tronquée et partielle.
(extrait de l’homélie prononcée aux Vêpres de la Résurrection)
L'esprit de l'Évangile est historique. Nous le voyons dans le choix de Matthias par les saints apôtres à la place de Judas en tirant au sort. Celui qu'ils choisiront doit être « parmi ceux qui nous ont accompagnés tout le temps que le Seigneur Jésus a vécu avec nous, depuis le baptême de Jean jusqu'au jour où Il a été enlevé du milieu de nous, il y en ait un qui nous soit associé comme témoin de sa résurrection. » Les apôtres sont ceux qui ont connu le Seigneur dans la chair et proposent deux candidats pour remplir les mêmes conditions qu'eux. L'Évangile est donc un témoignage historique des œuvres de Dieu, de son Fils incarné, dont les saints apôtres ont été témoins. (...)
Du même sens historique feront preuve les Saints Pères de l'Église du siècle. IV - V qui fixeront définitivement le canon des livres de l'Ancien et du Nouveau Testament, un choix basé sur la pratique déjà établie dans l'Église depuis l'époque apostolique. Ils utilisent plusieurs critères permettant de prouver l'authenticité des récits bibliques - apostolicité, continuité et concordance.
(extrait de l’homélie prononcé le Lundi de la Semaine Radieuse)








