L’Office du Grand Canon à la Cathédrale épiscopale de Saint-Hubert
Lundi soir, à la Cathédrale épiscopale des Saints Grand Martyr Georges et Épictète et Astion, à Saint-Hubert (Québec, Canada), Sa Grace l’Évêque Ioan Casian a célébré l’office du Grand Canon de Saint André de Crète, un service tout à fait particulier en cette période du Grand Carême. A concélébré avec l’hiérarque le protos. Maxim Morariu. Cette année, l’office a été exceptionnellement déplacé au lundi soir en raison de la fête de l’Annonciation, qui sera célébrée le mercredi 25 mars.
À la fin de l’office, l’évêque a partagé avec les fidèles présents quelques réflexions édifiantes sur l’importance du jeûne et sur le cheminement spirituel vers la Résurrection du Seigneur.
Parlant du Canon de saint André de Crète, l’hiérarque a souligné qu’il s’agit « d’un dialogue de l’âme humaine avec Dieu » — un dialogue qui ne suit pas l’imagination de chacun, mais plutôt le fil lumineux de la révélation contenue dans les Saintes Écritures.
L’hiérarque a mis en évidence que les références du Canon s’étendent des exemples des justes et des prophètes de l’Ancien Testament jusqu’aux actes du Sauveur et des saints du Nouveau Testament. « Si nous voulons faire un examen sincère de notre vie, nous devons la regarder à la lumière de la Parole de Dieu, à travers les livres inspirés qui conservent la véritable histoire de l’humanité et qui montrent à la fois ses chutes et ses moments de relèvement et d’aide divine », a déclaré l’hiérarque.
L’Église nous offre, a-t-il ajouté, des « lunettes bibliques » à travers lesquelles nous pouvons apprendre à voir notre vie telle qu’elle est du point de vue de Dieu, découvrant que notre vocation ne peut être accomplie qu’en nous rapprochant de Lui. Ainsi, le Grand Canon devient à la fois une prière personnelle et une prière assumée par toute la communauté des fidèles — une prière qui unit toute l’histoire du salut.
« En nous se retrouvent tous ceux qui sont mentionnés dans la Sainte Écriture », a déclaré l’Évêque du Canada. « Nous héritons de toute l’histoire de l’humanité, avec ses faiblesses et sa capacité de croire. Le Canon contemple nos propres chutes à travers les chutes de ceux qui nous ont précédés, et, par les saints de notre génération, nous pouvons porter les faiblesses et l’incrédulité de notre temps. »
Comme exemple de sainteté proche de nous, l’hiérarque a mentionné les 16 saints et les 16 saintes canonisés au cours des deux dernières années, qui, bien qu’ayant vécu dans des sociétés dépourvues de foi, ont confessé avec fermeté leur croyance au milieu des tempêtes de l’histoire.
« Nous avons déjà dépassé la moitié du Grand Carême, et la joie de l’Annonciation illumine nos âmes. L’Acathiste de l’Annonciation est une préfiguration de la Résurrection du Seigneur, car par la conception du Sauveur nous voyons le commencement de l’œuvre de notre salut », a ajouté l’évêque, exhortant les fidèles à vivre cette période avec espérance, confiance et prière.
En concluant cette soirée de prière, les fidèles sont rentrés chez eux le cœur tourné vers Dieu, portant en eux la conviction que chaque office du Grand Carême les rapproche toujours davantage de la pleine joie de la Résurrection du Seigneur.
(notes par Moniale Ana Bulgariu)








