La fête des saintes icônes à la Cathédrale épiscopale de Saint-Hubert
au premier dimanche du Grand Carême
Le dimanche 1er mars 2026, à la Cathédrale épiscopale « Saint Grand Martyr Georges et les Saints Épictète et Astion » de Saint‑Hubert, les fidèles orthodoxes roumains se sont réunis pour célébrer le Dimanche de l’Orthodoxie, premier dimanche du Grand Carême dans le christianisme orthodoxe.
La Divine Liturgie a été célébrée par Sa Grace l’Évêque Ioan Casian. Ont concélébré avec l’hiérarque le père Constantin Lupașcu et le diacre Valentin Boțu. Les réponses liturgiques au chœur ont été données par le groupe choral de la cathédrale, dirigé par Madălina Enache.
Au moment prévu, la Lettre pastorale du Saint-Synode de l’Église Orthodoxe Roumaine pour le Dimanche de l’Orthodoxie a été lue.
À la fin de la Divine Liturgie, les fidèles ont participé à la procession traditionnelle avec les saintes icônes, signe visible de la victoire des décisions du VIIe Concile œcuménique (787), définitivement confirmées en l’an 843. À cette occasion, un extrait de la déclaration des Saints Pères synodaux de cette époque a également été lu.
Dans son homélie, l’hiérarque a rappelé :
« Le VIIe Concile œcuménique a conclu la série des sept conciles œcuméniques en consacrant la légitimité de la présence des icônes dans l’Église. En raison du contexte culturel de l’époque et des pressions venues de l’extérieur, il existait une forte contestation de la possibilité de représenter le Christ dans une icône, considérée comme une forme d’idolâtrie. Parmi les plus importants défenseurs des saintes icônes se trouvent St. Jean Damascène, St. Théodore le Studite et St. Germain de Constantinople.
La raison pour laquelle nous pouvons représenter le Christ – dit St. Jean Damascène – est qu’Il s’est manifesté dans la chair. Les Apôtres L’ont vu, L’ont touché et ont constaté Son corps humain. Ainsi, ce que nous représentons dans l’icône n’est pas Sa divinité, qui est invisible et incompréhensible, mais Son corps humain, visible et circonscrit, tel que les Apôtres et Ses contemporains L’ont vu. Cela légitime la présence des icônes dans l’Église.
Les icônes reçoivent la vénération, et le fidèle qui s’incline devant une icône honore le saint ou la sainte qui y est représenté(e). L’adoration est réservée uniquement à Dieu. La vénération des icônes n’est pas adressée à la matière ou au bois, mais au saint représenté dans l’icône.
Les icônes nous révèlent l’image de notre vie transfigurée et témoignent de notre foi. Les scènes représentées dans les églises parlent des événements importants de la vie du Sauveur, que nous retrouvons aussi dans la Sainte Écriture. Elles offrent un témoignage visible de la foi invisible qui habite dans nos cœurs.
C’est pourquoi les églises sont peintes, car elles sont une image visible et anticipée de la vie du Royaume des Cieux. Les icônes parlent de la sainteté de notre vie et de l’image transfigurée des saints, selon le visage que nous aurons dans le Royaume des Cieux. Le chemin vers cette transfiguration commence déjà ici sur la terre, dans l’Église, par la participation à l’œuvre sanctifiante de l’Église et aux Saints Mystères.
Il existe donc une continuité entre l’œuvre de l’Église ici sur la terre et celle du Royaume des Cieux.
L’Église nous accueille au premier dimanche du Grand Carême avec un dimanche de joie, de la victoire, d’espérance et de lumière. Toutes ces réalités divines nous accompagnent et nous préparent durant cette période d’effort spirituel et corporel pour la célébration de la Résurrection du Seigneur. »
À la fin, l’hiérarque a souhaité à tous les fidèles un Grand Carême béni, et les personnes présentes ont reçu la bénédiction finale.








