La Cathédrale Saint-Georges le Grand Martyr et Saints Épictète et Astion a fêté
les 21 ans depuis la fondation
En ce 20e dimanche après la Pentecôte, Sa Grace Mgr Ioan Casian a célébré la Divine Liturgie à la Cathédrale Épiscopale Saint-Georges le Grand Martyr et Saints Épictète et Astion à Saint-Hubert, Québec. La célébration a marqué le 21e anniversaire de la fondation de la paroisse, un moment de grande joie pour toute la communauté. L'événement a également souligné l’achèvement de plusieurs travaux temporaires d’aménagement au sous-sol de la cathédrale, première étape d’un vaste projet de réparation, de rénovation et de réaménagement de l’édifice.
Ont concélébré : le protosyncelle Maxime Morariu, le père Adrian Manea, le père Constantin Lupașcu, le diacre Valentin Boțu et le diacre Marius Popa.
Dans son homélie prononcée à la fin de la Divine Liturgie, l’hierarque a expliqué le passage évangélique du jour – la Résurrection du fils de la veuve de Naïn – en soulignant la puissance divine du Sauveur et Son amour pour l’homme souffrant. Ce miracle est l’une des trois résurrections accomplies par le Christ et relatées dans le Nouveau Testament.
Sa Grace Mgr Ioan Casian a également évoqué le contexte géographique et spirituel de ces miracles, en expliquant la signification de Béthanie – lieu d’hospitalité et de l’amitié du Christ avec Lazare, Marthe et Marie – et sa proximité avec Jérusalem, où se trouvait le temple de la « majesté de Dieu ».
En parlant de la douleur de la veuve de Naïn, l’évêque a mis en lumière la compassion du Sauveur et a rappelé que toutes les faiblesses et souffrances humaines sont les conséquences de l’éloignement de Dieu. Le Christ est venu précisément pour restaurer la nature humaine, en apportant la guérison et la vie :
« La mort d’un enfant avant celle de ses parents n’est jamais naturelle selon la logique de notre existence terrestre. En voyant la souffrance de cette femme, le Seigneur est ému de compassion et lui dit : “Ne pleure pas.” C’est ainsi que Dieu agit : Il a pitié de nous et vient à notre aide jusque dans nos douleurs les plus profondes.
La souffrance humaine – qu’elle soit personnelle, communautaire ou sociétale – est la conséquence de la chute dans le péché et de l’éloignement de Dieu. Les maladies, les faiblesses, les épreuves, les inimitiés sont les résultats de cette rupture. Par miséricorde, Dieu a envoyé Son Fils dans le monde pour notre salut.
Dans l’Ancien Testament, Dieu fortifiait les justes – Moïse, Élie et les autres prophètes – en Se révélant à eux selon leur capacité de compréhension. Pourtant, disent les Pères de l’Église, la nature humaine, même aidée par Dieu, était trop faible pour se relever seule du péché. Elle avait besoin d’un Sauveur, du Fils de Dieu, une Personne divine sans péché, capable de restaurer la nature humaine. Voilà pourquoi le Christ est venu, avec miséricorde pour la souffrance de l’homme.
C’est ainsi qu’Il agit aussi à Naïn. Après avoir dit à la femme : “Ne pleure pas”, Il s’approche du cercueil et ordonne : “Jeune homme, je te le dis, lève-toi !” Il parle de la même manière dans la maison de Jaïre: “Jeune fille, je te le dis, lève-toi !” Nous voyons ici la même puissance divine sur la mort. Ce n’est pas l’homme qui possède cette puissance, mais Dieu. Plus tard, l’Apôtre Pierre accomplit un acte semblable avec Tabitha, mais non pas par sa propre puissance, mais par la foi en la grâce divine.
Le Christ, Fils de Dieu, qui possède la vie en Lui-même, ordonne – et le jeune homme se lève et commence à parler. Puis, Il le rend à sa mère. Ce miracle a eu un grand impact et une signification profonde pour ceux de l’époque : “Un grand prophète s’est levé parmi nous et Dieu a visité Son peuple”, dit l’Écriture. Les miracles renforcent la foi des gens, montrant que Dieu n’est pas éloigné du monde, mais qu’Il accompagne constamment la vie de l’homme.
Comme le dit Saint Nicolas Vélimirovitch, les miracles sont des signes que Dieu prend soin de nous par Sa providence à chaque instant de notre vie. À travers les miracles, Il rend tangible et présente Son action continue dans le monde. Ils nous donnent la force de continuer, même lorsque les souffrances ou les pertes semblent insupportables. Même si nous ne comprenons pas tout, nous savons que Dieu reste à nos côtés.
Cette sollicitude paternelle se manifeste aussi au moment de la crucifixion. Le Sauveur ne laisse pas seule Sa Mère, mais la confie à Son disciple bien-aimé : “Femme, voici ton fils… Voici ta mère !” Dieu prend soin de ceux qui souffrent et ne les laisse pas sans soutien. »
Sa Grace l’Évêque Ioan Casian a ensuite présenté brièvement le numéro 18 de la revue diocésaine Le Verbe, en soulignant la diversité de son contenu :
« Certains articles sont de nature théologique, d’autres sont liés à l’année du centenaire, d’autres encore concernent la vie de l’éparchie, les activités des jeunes, ainsi que des sujets intéressants et importants du monde chrétien. Les articles sont accessibles, éducatifs et profitables pour l’âme. Ils apportent clarté, formation et contexte pour mieux comprendre la mission de l’Église d’aujourd’hui. »
L’évêque a ensuite remercié tous ceux qui, au cours des 21 années écoulées, se sont impliqués dans la vie paroissiale.
À cette occasion, il a remis des médailles et insignes commémoratives « Centenaire du Patriarcat Roumain – 1925–2025 » au nom du Diocèse Orthodoxe Roumain du Canada à plusieurs membres de la communauté. Ceux-ci se sont investis tout au long de l’année dans les projets et les travaux de rénovation du sous-sol, offrant avec amour leur temps et leurs ressources pour renforcer la communion entre les membres de la paroisse et maintenir vive la flamme de l’Orthodoxie dans cette partie du monde :
« La médaille porte au recto l’inscription : “Patriarcat Roumain – 100 ans” et au verso : “Diocèse Orthodoxe Roumain du Canada. Année du Centenaire du Patriarcat Roumain 1925–2025”. Elle représente un symbole de gratitude et de continuité de notre foi », a déclaré l’évêque.
La journée de fête s’est terminée par un repas festif auquel ont été invités tous les fidèles présents, dans une ambiance de joie et de communion fraternelle. Au cours du repas, deux présentations graphiques ont été réalisées par Elena Mihăescu et Victoria Pascu: l’une portant sur les travaux de rénovation entamés et l’autre sur un plan de soutien financier proposé.
(notes par Moniale Ana Bulgariu)








