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+Ioan Casian : La Transfiguration du Sauveur est une fenêtre vers la Résurrection

Catégorie : Headlines
Publication : 8 août 2025

Son Grace l'Évêque Ioan Casian : La Transfiguration du Sauveur est une fenêtre

vers la Résurrection

 

La fête de la Transfiguration du Seigneur a débuté à la Cathédrale épiscopale Saint-Georges le Grand Martyr et Saints Épictète et Astion à Saint-Hubert, Québec, par la célébration des Vêpres, présidée par Sa Grace Mgr Ioan Casian dans la soirée du 5 août, et s’est poursuivie le jour de la fête par les Matines et la Divine Liturgie.

« La fête de la Transfiguration est l’un des grands miracles dont les disciples du Seigneur ont été témoins directs », a déclaré l’hiérarque. « Ce moment de révélation nous dévoile la véritable identité de Jésus-Christ, en tant que Fils de Dieu. »

Faisant référence au passage de la deuxième Épître de l’Apôtre Pierre, l’évêque a affirmé : « Saint Pierre est l’un des trois témoins de cette manifestation divine sur le Mont Thabor. Avec Jacques et Jean, Pierre est appelé par le Seigneur à monter sur la montagne et à être témoin de cette expérience unique. Ces trois apôtres sont également présents lors de deux autres moments particuliers de la vie du Christ : à la résurrection de la fille de Jaïre, où ils sont amenés avec les parents de l’enfant, et au jardin de Gethsémani, à l’heure de la prière et de la passion du Sauveur.

La lecture d’aujourd’hui, tirée de l’épître de Pierre, nous offre un témoignage vivant et personnel de ce qui s’est vécu sur la montagne. Comme l’Église le souligne souvent, les événements décrits dans le Nouveau Testament ne sont pas des inventions ou des mythes, mais des réalités historiques vécues par des personnes réelles. Saint Pierre ne parle pas d’après ce qu’il a entendu dire, ni d’une tradition transmise oralement, mais à partir de sa propre expérience. Ce témoignage est direct, clair, sans équivoque, issu d’une expérience personnelle et concrète d’une réalité historique.

L’Évangile devient ainsi non seulement un récit spirituel, mais un témoignage de faits réels aux implications théologiques profondes. En ce sens, l’expérience du Mont Thabor n’est pas seulement un événement historique, mais aussi une révélation de la nature divine du Christ.

C’est là la clé de compréhension de la fête d’aujourd’hui. Dieu le Père révèle Son Fils dans la gloire, devant des témoins choisis, afin que nous, aujourd’hui, puissions croire sur la base de leur témoignage. Comme le dira plus tard Saint Jean l’Évangéliste : “Ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et que nos mains ont touché… nous vous l’annonçons au sujet du Verbe de vie.”

Voilà la puissance de la parole apostolique : non pas seulement une parole, ni seulement une tradition, mais une vie vécue, une gloire contemplée, une voix entendue, le Christ confessé. »

Concernant le miracle décrit dans le passage évangélique – la Transfiguration du Sauveur sur le Mont Thabor – l’évêque Ioan Casian a expliqué : « Il s’agit d’une manifestation de la gloire divine. Le Christ se révèle à Ses disciples dans la mesure où ils pouvaient supporter de voir Sa véritable gloire – la gloire du Fils de Dieu. »

L’événement est complété par l’apparition de deux grandes figures spirituelles de l’Ancien Testament : Moïse, représentant de la Loi, et Élie, le prophète par excellence. Ils s’entretiennent avec le Christ, ce qui montre qu’Il est l’accomplissement de la Loi et des Prophètes. La révélation de l’Ancien Testament convergeait vers Lui. Moïse, qui a reçu la Loi sur le Mont Sinaï et conduit le peuple hébreu hors de l’esclavage en Égypte, et Élie, le prophète ardent du Seigneur, enlevé au ciel dans un char de feu, ne sont pas là par hasard. Tous deux ont connu l’ascension et la rencontre avec Dieu sur la montagne, et maintenant, sur le Thabor, ils rencontrent Dieu Lui-même, incarné.

À ce moment-là, on entend aussi la voix du Père depuis le ciel, disant : “Celui-ci est Mon Fils bien-aimé, en qui J’ai mis toute Mon affection ; écoutez-Le.” C’est la deuxième fois dans le Nouveau Testament que la voix du Père se fait entendre – la première fois étant au Baptême du Seigneur dans le Jourdain. Cette fois-ci, cependant, la voix du Père s’adresse directement aux disciples, non seulement comme un témoignage sur l’identité du Christ, mais aussi comme un appel clair : “Écoutez-Le.”

Autrement dit, ce n’est plus le temps de la Loi et des Prophètes, mais le temps du Fils. Toutes les choses anciennes s’accomplissent en Lui. C’est le sens profond de la présence de Moïse et d’Élie : non seulement reconnaître le lien entre l’Ancien et le Nouveau Testament, mais confirmer que tout ce qui était ancien conduisait au Christ, et que le Christ en est l’aboutissement. »

Sa Grace Mgr Ioan Casian a poursuivi : « Bien que Pierre veuille prolonger cet état de gloire, le rendre permanent – sans en comprendre encore pleinement la signification – le Christ leur dit : “Levez-vous, et n’ayez pas peur.” C’est un appel à la vigilance, à la compréhension que cette expérience lumineuse n’est qu’un avant-goût de la gloire à venir après la Résurrection. Les disciples accompagnent le Christ sur le chemin de la Croix, le voient crucifié, puis deviennent témoins de la Résurrection. La gloire du Thabor n’est qu’une préparation à ce qu’ils vont vivre.

En redescendant de la montagne, Jésus ordonne aux disciples de ne raconter à personne ce qu’ils ont vu, jusqu’à ce que le Fils de l’Homme soit ressuscité des morts. Pourquoi ce silence ? Parce que le mystère ne pouvait être pleinement compris qu’à la lumière de la Résurrection. Ce n’est qu’après avoir vu le Christ vaincre la mort qu’ils pouvaient vraiment comprendre qui était Celui qu’ils avaient vu dans la gloire sur le Thabor.

La Transfiguration devient ainsi une fenêtre ouverte vers la Résurrection, un témoignage de la gloire qui enveloppera le monde entier à la fin des temps. Elle est également un appel adressé à chacun de nous : à monter, spirituellement, sur la montagne de la rencontre avec Dieu, par la prière, la pureté et l’obéissance au Christ. »

Ont concélébré aux côtés de Sa Grace Mgr Ioan Casian le Père Mircea Panciuk, le protosyncelle Maxim Morariu et le Père Adrian Manea. Les réponses liturgiques ont été données par les chantres Ciprian Neagu, Mădălina Enache et Theodor Coza.

 

(notes par Moniale Ana Bulgariu)

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