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St. Dimitri le Myroblyte a été célébré dans la communauté roumaine de Richmond Hill/Toronto

Catégorie : Headlines
Publication : 25 octobre 2023

St. Dimitri le Myroblyte a été célébré

dans la communauté roumaine de Richmond Hill/Toronto

 

Le 23ème dimanche après la Pentecôte, Sa Grace Mgr Ioan Casian a effectué une visite pastorale à la paroisse de Richmond Hill/Toronto dédiée à St. Dimitri et St. Basile, Grégoire et Jean.

La fête a commencé la veille quand le Sacrement de l’Onction des malades a été célébré par l’hiérarque du Canada, avec à son côté le père Viorel Țencaliuc - titulaire et doyen, le père Mihai Cristea, le père Eugen Revencu, le père Petre Busuioc, le Père Lucian Azoiței, le Père Emanuel Țencaliuc et hiéromoine Polycarpe Athénagoras.

Le lendemain, la fête s'est poursuivie avec la célébration de la Sainte Liturgie. À la fin, l'évêque Ioan Casian a parlé de la signification des deux péricopes lues - l'Épître et l'Évangile :

« Dans ses paroles, St. Paul nous enseigne ce que signifie le salut, comment l'obtenir et à qui nous le devons. Il est important de retenir ce passage de l’Écriture Sainte car il résume, en quelques mots, ce que nous vivons dans l’Église. Il nous fait comprendre de manière authentique et concrète à qui nous devons le travail qui se réalise dans l’Église. L'apôtre Paul dit : ‘c'est par la grâce que vous êtes sauvés, par la foi, et cela ne vient pas de vous : c'est le don de Dieu’. Ce que nous vivons dans l’Église, ce que les Saints Apôtres ont vécu et ce que vivront toutes les générations jusqu’à la fin des temps, c’est un don de Dieu. Ce travail n’est pas fait par nous. L’apôtre Paul l’a compris très tôt. Si l’on s’en souvient, il fut en son temps un persécuteur de l’Église. Il se rendait avec une lettre à Damas pour persécuter les chrétiens, qui à cette époque étaient considérés comme une secte juive. Il comprend vite que dans sa rencontre avec Dieu sur le chemin de Damas, il n’a absolument aucun mérite. Lorsqu'il tombe à terre, il entend les mots : ‘Il est difficile pour toi de frapper de pied à l'épine’, il perd la vue et reste aveugle jusqu'au moment du baptême par Ananias, à qui il a également été envoyé par la même voix qui lui apparut alors dans la lumière. Paul demande : ‘Qui es-tu, Seigneur ? Et le Seigneur dit : Je suis Jésus, que tu persécute.’ Il comprend maintenant à quel plan il s'opposait. De la rencontre et du dialogue entre Paul et le Christ, nous comprenons que Paul était farouche contre le plan de Dieu, un plan qui le dépassait et qui dépasse ainsi nous aussi. Paul regagne la vue au moment du baptême par Ananias dans la ville de Damas. Puis les écailles tombent de ses yeux et il commence à voir. Il lui faudra quelques années pour y méditer. Son retour a lieu, mais il y a quelques années qu'il passera un peu loin du tumulte du monde qu'il fréquentait, justement pour méditer, mieux comprendre, étudier les Écritures, approfondir l'expérience de la rencontre avec Dieu, car après cela, nous le voyons revenir avec tant de puissance dans sa prédication, soit auprès de ses compatriotes juifs, soit auprès des nations païennes. (…)

Lorsque notre esprit est sombre, lorsque la méchanceté est dans notre cœur, nous ne pouvons pas être bons envers les autres, nous ne pouvons pas avoir une attitude stable, spirituelle, gentille et aimante. Ce qui est dans vos cœurs et dans vos esprits, il le sera dans vos gestes, dans vos actions et dans toute votre vie. Vous ne pouvez pas faire deux choses, car l’esprit sera toujours déterminé par ce qu’il y a dans le cœur. C'est pourquoi nous devons établir la paix, le bon ordre, la pensée claire, de notre vie, tant dans le cœur que dans l'esprit. »

La foi est un acte de liberté et de courage spirituel qui a pour rôle de libérer l'homme des passions et du péché :

« St. Apôtre Paul dit clairement dans l'Épître d'aujourd'hui que le salut vient par la grâce, c'est-à-dire par le don de Dieu. Alors, par la foi, nous entrons dans cette œuvre de la grâce salvatrice. Lorsque nous n’avons pas la foi nécessaire pour adhérer à l’œuvre de Dieu, nous ne pouvons pas y participer. Dieu ne nous force pas. La foi est un acte de liberté dans lequel vous placez votre espérance dans la parole de Dieu, qu'Il est plus fort que tout ce qui arrive dans ce monde. C'est véritablement un acte de courage et de liberté, car l'homme est constamment soumis au péché et à la dynamique du mal, du conflit. Si nous regardons tous les conflits d’aujourd’hui dans tous les coins du monde, nous voyons qu’ils parlent tous de la plénitude de nos cœurs : méchanceté, contradictions, passion, inimitié, désir de pouvoir, oppression et richesse, injustice, etc. Ce sont des choses qui parlent de nous et de la société que nous avons bâtie. Mais le Christ Rédempteur nous dit qu’il existe deux règles ou lois qui constituent la base d’une société bien ordonnée : l’amour de Dieu et l’amour du prochain. Sans ces éléments, il ne peut y avoir de société stable, bien ordonnée et propre. Les conflits manifestent précisément ce problème de la société qui, la plupart du temps, n'a pas au centre le souci de l'amour de Dieu et de la relation avec le prochain.

Saint Paul dit aussi : ‘nous sommes bâtis en Jésus-Christ pour les bonnes œuvres’. Cela signifie que lorsque Dieu a pensé à nous dans son éternité et nous a créés au Paradis, il nous a créés en nous destinant pour de bonnes œuvres. Les bonnes actions sont ce qui nous définit. C’est ce qui décrit le mieux notre nature humaine. »

Contrairement aux gens qui nient l’existence de Dieu invisible, le démon qui parle au Sauveur n’a aucun doute sur l’identité du Christ :

« Lorsqu'il s'approcha du Sauveur, le démon se mit à crier : ‘Qu'as-tu à voir avec moi, Jésus, Fils du Dieu Très-Haut ? Je t’en prie, ne me tourmente pas !’ Tout le dialogue entre Jésus et l’homme possédé par le diable révèle très bien ce que le démon comprend très bien : il sait très bien à qui il s'adresse. Il ne dit pas : ‘Qu'as-tu à voir avec moi, Jésus ?’, en général, mais il le définit très clairement comme ‘Fils du Dieu Très-Haut’. C'est ce que nous confessons dans le Credo : le Christ Sauveur est le Fils de Dieu incarné, Celui qui est apparu parmi les hommes selon la chair, mais Il est dans sa divinité le Fils de Dieu. Le Christ est venu dans la chair pour pouvoir se connecter à notre corps, à notre personne et nous sauver. Selon Sa divinité, Il est le Fils de Dieu, la deuxième Personne de la Sainte Trinité - le Fils. C'est ainsi que les démons savent très bien à qui ils s'adressent. »

Dans le miracle fait par Christ sur l’homme possédé, la méchanceté des démons est montrée :

« Lorsque la puissance de Dieu chasse ces démons, ils demandent à ne pas être jetés dans les profondeurs de l'enfer, mais à être envoyés dans le troupeau de porcs qui paissent dans les environs. Le Sauveur leur permet de faire cela pour montrer à quel point le démon est mauvais et combien son œuvre est puissante et combien la puissance de Dieu protégeait le possédé du démon, pour l'empêcher de faire ce que les porcs ont fait (ils les jetèrent à la mer et ils se sont noyés). Dieu a également pris soin de l’homme possédé, car les démons auraient pu les emmener à la mort. Dieu le maintien dans cet état dans lequel, malheureusement, il était entré, pour que le moment vienne où Il voudra et pourra le libérer. Ce n’est que lorsque le Sauveur Christ est venu et a réprimandé les démons que cet homme est complètement libéré. ​​»

L’homme libéré de la domination du mal et guéri retrouve l’harmonie intérieure et la normalité. Il devient apôtre de Dieu :

« Lorsqu'ils reviennent tous de la ville vers le Sauveur pour le connaître et voir ce qui se passe, ils voient l’homme démonisé ‘vêtu et sain d'esprit, assis aux pieds de Jésus’. Lorsque l’homme est purifié des passions ou, surtout, de la puissance du mal, il revient à lui-même. L'homme qui n'a pas Dieu en lui vit séparé de lui-même. Il ne vit pas sa propre vie, mais vit ce qu'il a dans l'esprit, ou vit de ses passions, mais n'est pas établi en lui-même. Cet homme revient vivre normalement une vie similaire à ses contemporains. Il est habillé, il a tout son esprit – car lorsque nous souffrons des passions, de la domination du malin, notre esprit n'est pas là où il devrait être. Le démoniaque guéri est assis aux pieds du Christ Rédempteur, ce qui montre qu'il était entré dans l'ordre de l'obéissance de Dieu. Les habitants de la ville, voyant ce qui arrivait, que le Sauveur est parvenu à guérir le malade, à chasser le démon, furent effrayés ; d'abord probablement des dégâts qu'ils ont eu par la noyade du troupeau de porcs, mais aussi de voir cet homme si redoutable pour tous, qui était démoniaque, qu’il devienne un homme tranquille, habillé, pacifié, comme l'un d'eux. Ainsi, ils réalisent la grande puissance du Christ Rédempteur et commencent peut-être à comprendre que l’Homme devant eux est bien plus que ce qu’ils pensaient qu’Il était, et ils lui demandent de quitter leurs terres. A son départ, celui qui avait été guéri et qui a ressenti le mieux les effets de la guérison et de la délivrance des souffrances causées par les démons, supplie le Sauveur de l’accompagner, mais entend de Lui ces paroles : ‘Retourne dans ta maison et raconte ce que Dieu t'a fait.’ Le Christ fait de l'ancien malade un apôtre de Dieu. »

La libération du possédé du pays des Gherghèsennes est un geste gratuit de la bonté et de l'amour du Christ. Il montre le caractère gracieux et totalement libre de la libération et du salut de l’homme:

« L'Évangile nous prouve ce que dit St. Paul dans son Épître : 'c'est par la grâce que vous êtes sauvés, par la foi, et cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu'. Cette délivrance du malade n'est pas due à la foi des multitudes, ni à sa foi, ni même à une demande. Le Sauveur opère seul, connaissant la souffrance de cet homme et en sachant que son exemple sera pertinent pour beaucoup de ceux qui ont vu le miracle. La libération de cet homme est due à la prescience du Christ Sauveur et aux souffrances qu’Il a vues. C'est le geste libre et simple du Fils de Dieu qui veut libérer sa créature des terribles souffrances auxquelles elle a été soumise.

Réjouissons-nous chaque fois que nous venons à l'église et entendons ces exemples, car ils nous fortifient dans notre foi et nous donnent la certitude qu'en venant ici, nous recevons gratuitement le don du Saint-Esprit pour sa miséricorde et pour son grand amour avec lequel Il nous a donné de l'amour. En raison de son amour sans limites, il nous donne, par sa grande miséricorde, le salut, la libération, que nous pouvons recevoir ou non. C'est notre acte de liberté : nous pouvons recevoir ou refuser le don du Saint-Esprit, mais ce refus signifie la continuation de la souffrance, de l'oppression du mal et le manque de liberté. »

Ensuite, le Père Viorel Țencaliuc a remercié l’hiérarque pour la visite et les personnes présentes pour leur participation. Ensuite, l’hiérarque a béni les personnes présentes.

L'agape fraternelle savamment préparée par le comité des femmes a conclu la joyeuse célébration de la communauté de Richmond Hill/Toronto.

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