La paroisse Saint-Apôtre André de Calgary a accueilli plusieurs événements ecclésiaux
Entre le 27 et le 29 mars 2026, la Paroisse Saint-Apôtre André de Calgary, en Alberta (Canada), a accueilli plusieurs événements ecclésiaux : la visite pastorale de Sa Grace l’Évêque Ioan Casian, une rencontre régionale du clergé, ainsi qu’un atelier de musique liturgique du Cours de musique d’Église et de service au lutrin, initié par le Diocèse Orthodoxe Roumain du Canada au début du mois de mars.
Le programme a débuté vendredi soir avec l’Acathiste de l’Annonciation, célébré par l’évêque du Canada, entouré d’un groupe de prêtres : le père Vasile Ioan Moisi (le recteur de la paroisse hôte), le père Ovidiu Moldovan, le père Cristian Ioan Bujor et le père Ciprian Roman. Les réponses liturgiques ont été assurées par les participants au cours, qui ont ainsi eu l’occasion de s’impliquer activement dès le premier jour. À la fin de l’office liturgique, Sa Grace l’évêque Ioan Casian a souligné l’importance de la période liturgique du Grand Carême et de ses offices spécifiques. Il a encouragé les prêtres et les fidèles à organiser la vie liturgique selon les trois grandes périodes de l’année ecclésiastique - le Triode, le Pentécostaire et l’Octoèque - chacune ayant sa spécificité, afin de vivre, approfondir et comprendre concrètement la vie spirituelle et le rythme liturgique de l’Église, enraciné dans la grâce divine.
L’évêque a également félicité le père Ovidiu Moldovan pour ses 30 années de ministère sacerdotal, lui offrant en signe de reconnaissance une icône de la Sainte Cène.
Le samedi, Sa Grace Mgr Ioan Casian a tenu une rencontre régionale avec les prêtres des régions de Calgary, Saskatoon, Kelowna et Howser. Le père Călin Dorin Mărincaș, doyen pour l’Ouest Canada, était également présent. Divers aspects pastoraux, missionnaires, administratifs et canoniques concernant la vie des communautés ont été abordés.
Le même jour s’est déroulé l’atelier de musique et de typikon liturgique. Y ont participé les membres de la chorale paroissiale, coordonnés par M. Șerban Comănescu avec le soutien de M. Cosmin Baciu, ainsi que les coordinatrices du cours, Mme Mădălina Enache et la moniale Ana Bulgariu. Ensemble, ils ont analysé la situation actuelle du chant liturgique, discuté des pistes d’amélioration et abordé des aspects concrets liés à l’enrichissement de la célébration. Un point central de l’atelier a été la préparation des offices dominicaux : les Vêpres, les Matines et la Divine Liturgie du dimanche de Sainte Marie l’Égyptienne.
Cette rencontre a marqué le début d’une série d’ateliers destinés à soutenir la formation liturgique et musicale des fidèles engagés dans le chant d’Église, tout en offrant un cadre de communion et de réflexion sur la vie spirituelle et ecclésiale.
L’atelier a mis en évidence l’importance de la formation liturgique et la responsabilité du service au lutrin, soulignant qu’il ne s’agit pas seulement d’un acte musical, mais d’un véritable ministère au sein de l’Église, étroitement lié à l’autel. Il a également offert aux participants l’opportunité d’apprendre, de partager leurs expériences et de se fortifier dans leur mission.
Le cours de musique d’Église et de service liturgique se poursuivra tout au long de l’année en format en ligne, réunissant des participants de différentes paroisses. Cette initiative, soutenue par une équipe dévouée d’organisateurs et de formateurs, vise à renforcer les communautés orthodoxes de la diaspora en développant un service liturgique conscient, cohérent et vivant.
La journée de samedi s’est conclue par la célébration des Grandes Vêpres, dans une atmosphère de prière et de communion. En évoquant la vie de Sainte Marie l’Égyptienne, Sa Grace l’évêque Ioan Casian a mis en lumière deux enseignements essentiels : la puissance de la repentance, capable de transformer le plus grand pécheur en modèle de sainteté, et le rôle fondamental de la Sainte Eucharistie dans la vie spirituelle, comme source de guérison intérieure et de croissance.
Le dimanche, l’évêque a célébré la Divine Liturgie avec le père Vasile Moise, le père Ovidiu Moldovan, le père Ciprian Roman et le père Florin Porumb, en présence des fidèles et des participants à l’atelier. Dans son homélie finale, il a souligné la richesse spirituelle des offices du Grand Carême et leur rôle dans la formation et le vivre authentique de la foi.
S’appuyant sur les lectures du jour — l’Épître aux Hébreux et l’Évangile selon Saint Marc — il a parlé du sacrifice rédempteur du Christ et de la vocation du chrétien à se purifier des « œuvres mortes » pour servir le Dieu vivant.
Il a insisté en particulier sur l’importance de vivre consciemment le temps liturgique :
« Le temps liturgique de l’Église n’est pas aléatoire ; chaque période a sa signification et son esprit, par lesquels Dieu agit et se révèle à nous de manière différente. »
Évoquant la puissance du sacrifice du Christ, il a ajouté : « Le sang du Christ, versé sur la croix, purifie notre conscience des œuvres mortes et nous ouvre le chemin vers notre véritable vocation: servir le Dieu vivant. »
Un autre point central de l’homélie a été la finalité de la vie chrétienne : « La purification du péché n’est pas une fin en soi, mais une préparation pour accomplir notre vocation — celle de servir Dieu de toute notre vie. »
À partir de l’Évangile, l’évêque a également souligné le modèle d’humilité offert par le Christ :
« Celui qui veut être le premier doit être le serviteur de tous. Telle est la mesure du véritable service dans l’Église. »
Il a aussi mis en garde contre une foi purement déclarative : « Il ne sert à rien de parler de la foi si elle ne se manifeste pas dans nos actes. La vraie foi se confesse par la vie. »
Enfin, il a insisté sur l’importance d’assumer l’identité chrétienne dans la société contemporaine :
« Nous sommes appelés à témoigner, à ne pas avoir honte de notre foi, mais à la vivre et à la manifester concrètement, dans la famille, dans la communauté et dans la société. »
En conclusion, il a présenté Sainte Marie l’Égyptienne comme un exemple puissant de repentance et de transformation spirituelle, soulignant que chaque personne est appelée à la sainteté, indifféremment de son passé.
À la fin de la célébration, les fidèles ont reçu la bénédiction finale et ont participé à un repas fraternel préparé par les femmes de la paroisse.
(notes par Moniale Ana Bulgariu)








