SG Mgr Ioan Casian: le Christ se révèle à travers les mots " Je le suis, moi qui te parle " comme le Messie de tous
« Dans l'Église, nous vivons des temps apostoliques - a déclaré Sa Grace Mgr. Ioan Casian dans son homélie à l’occasion du dimanche de la femme samaritaine dans la Cathédrale diocésaine de Saint-Hubert. Non pas parce que nous vivons à la même époque avec les Saints Apôtres, mais parce que nous vivons le même mystère qui se déroule dans l'Église. Dieu transforme ces dons de l'homme, le pain et le vin, en éléments qui nous conduisent à la vie éternelle.
Le dimanche d'aujourd'hui fait référence à la rencontre du Sauveur avec la Samaritaine au puits de Jacob à Sihar. C'est un dimanche avec une signification particulière et très riche. La fontaine du patriarche Jacob, qui existe encore aujourd'hui, est une image de ce que signifie la grâce salvatrice et transfigurante du Royaume des Cieux.
Dans le dialogue avec la femme de Samarie, le Sauveur se réfère à l'eau de la vie éternelle. La femme samaritaine ne semble pas comprendre le sens profond des paroles de Jésus étant davantage concernée par la dimension physique. Le Sauveur lui fait comprendre d'une manière très directe que Celui qui se tient devant elle n'est pas un homme ordinaire, mais le Messie: ‘Je le suis, moi qui te parle’ (Jean 4, 26). La femme samaritaine reçoit ce mystère. Elle sera plus tard baptisée par les Apôtres sous le nom de Fotini. Quand on reçoit le baptême, on devient nous-même participants de la grâce de Dieu et de la vie éternelle.
L'un des grands écrivains de l'Église, Origène, comprend ce dialogue et cette rencontre entre Jésus et la femme samaritaine comme un signe du respect égale qu'Il accorde aux femmes comme aux hommes. Même les disciples étaient étonnés que le Sauveur s'adresse à une femme samaritaine. Mais Jésus montre aux disciples que la femme est égale à l'homme en dignité, étant l'image de Dieu tel qu'il est. Il lui accorde l'attention que personne n'aurait probablement accordée, même les disciples.
Aussi, cette rencontre rapportée aujourd'hui met en évidence la dimension eucharistique de notre relation en tant qu'Église avec Dieu. La nourriture dont parle le Sauveur dans ce péricope, de faire la volonté du Père, est pour nous la participation à la Sainte Eucharistie par laquelle nous répondons à l'appel de Dieu et accomplissons sa volonté. Nous partageons le Corps ressuscité du Christ Sauveur. Nous devenons, dans les limites de notre nature humaine, un avec Dieu lorsque nous partageons le Christ. »
Sa Grace l’Évêque Ioan Casian a conclu le sermon en exhortant les fidèles à approfondir leur compréhension de la signification de ce péricope:
« Nous voyons ici à quel point la rencontre et le dialogue entre le Sauveur et la Samaritaine sont importants. Nous sommes dans la période de joie, de communion à la lumière de la résurrection du Christ, dans laquelle nous avons l'eau vive dans l'Église par la Sainte Communion. Profitons de cette merveilleuse journée et de cette merveilleuse rencontre avec la femme samaritaine à la fontaine. Cela nous révèle l'importance de rencontrer Dieu, qui commence dès nos choses concrètes et nous élève à un niveau spirituel supérieur. Le Sauveur se révéle à la femme de Samarie et à travers elle à nous tous, en tant que Messie, en tant que Fils de Dieu, Celui qui donne la vie éternelle et la rédemption. »








