Troisième dimanche après Pâques
-des femmes myrrhophores-
«La pierre à la porte du tombeau de notre cœur doit être mise de côté»
Dans le sermon du deuxième dimanche après Pâques, prononcé dans la cathédrale de Saint-Georges à Saint-Hubert, Sa Grace Ioan Casian a évoqué la puissance du témoignage de la résurrection du Christ, donné par les femmes myrrhophores, modèle de la femme chrétienne.
« Les femmes porteuses de myrrhe sont venues sur la tombe inquiètes de faire ce qu'il fallait, mais elles ne savaient pas comment mettre de côté la pierre placée à l'entrée du tombeau. À leur grande surprise, la pierre a été mise de côté et le tombeau était vide. Elles voient aussi l'apparition d'un ange qui les met devant une certitude. Pourquoi cherchez-vous les vivants parmi les morts? Comme les apôtres, elles pensaient davantage au côté matériel des choses, à savoir que le Corps du Christ irait sous terre. Mais le Christ est ressuscité avec le Corps transfiguré et apparaît avec lui. Presque à chaque fois, les disciples ne le reconnaissent pas. Le Sauveur se révèle à la fraction du pain, symbole de la Divine Liturgie, à Luc et Cléopas, montrant que Celui qu’ils voient est Celui qui fut crucifié.
C'est un dimanche très important car nous voyons que les femmes myrrhophores deviennent des apôtres du Christ, les premières à remarquer que le tombeau est vide. Elles annoncent la bonne nouvelle (l'Évangile) que le Christ est ressuscité. Nous pouvons dire qu'elles sont les premiers apôtres. Ils annoncent aux disciples que le Christ est ressuscité et ils se rendent ensuite en Galilée et rencontrent le Sauveur. Les rencontres des disciples avec le Sauveur ressuscité sont rappelées aux Matines. Les Matines constitue pour nous le moment où nous constatons que le tombeau est vide, que le Christ est ressuscité. Pendant la Divine Liturgie, nous trouvons le Christ ressuscité, sous forme de pain et de vin, nous rendant visite, se donnant à nous pour notre salut.
Pierre le Chrysologue, l'un des commentateurs de l'Écriture, exhorte: "Regardez la Résurrection, la pierre à la porte du tombeau de notre cœur doit être mise de côté" pour voir la résurrection du Christ. Nous devons mettre de côté cette pierre de l'incrédulité afin d'avoir la capacité de voir le Christ Sauveur ressuscité. Le tombeau vide est la joie, pas la tristesse, un témoignage que la promesse de Dieu a été accomplie, parce que nous apprenons que le Christ est ressuscité et que nous ressusciterons avec Lui pour la vie éternelle.
Voici ce que nous pouvons dire ce dimanche sur les femmes myrrhophores, celles qui nous saluent avec la joie de la résurrection du Christ et la joie de notre résurrection de tous. Sans une ouverture pour que la lumière du Christ entre dans nos cœurs, nous ne pouvons pas obtenir le Royaume des Cieux, nous ne pouvons pas nous améliorer, car Celui qui change notre vie est le Christ ressuscité lorsque la pierre de notre compréhension pécheresse est enlevée et la lumière de la grâce de Dieu peut entrer. Cela transfigure nos vies.
L’hiérarque a conclu le sermon en priant Dieu pour les fidèles, soulignant la signification multiple de cette fête:
« Que Dieu nous fortifie cette semaine, frémissons comme elles, car la résurrection du Christ n'est pas une mince affaire. C'est l'œuvre qui nous donne la vie éternelle, celle qui restaure le monde tel que Dieu l’a pensé à l'origine. Réjouissons-nous de la joie des femmes myrrhophores.
Le dimanche d'aujourd'hui est dédié à la famille dont les protecteurs sont les saints Andronicus et Iunia, qui ont prêché l'Évangile dans la région de Pannonie, l'actuelle Hongrie. En même temps, c'est le dimanche des femmes chrétiennes, les premières à professer la résurrection, à proclamer la bonne nouvelle!








